Après deux mois en Chine et ses mégapoles, Hanoï représente la quintessence de la ville asiatique telle qu’on se l’imagine. Larges boulevards bordés de belles maisons coloniales, ruelles étroites de la vieille ville bourdonnante d’activité où il faut se frayer un chemin parmi les étals de marchandise de toutes sortes, les restaurants de rue, les motos qui encombrent les trottoirs. La circulation incessante des 2 roues qui roulent dans tous les sens et donnent le vertige. Le bruit des moteurs et des klaxons, les cris des vendeurs qui vantent leur marchandise. Les odeurs d’essence mêlées aux effluves de cuisine et aux relents de poubelle. La foule qui se presse.
Beaucoup de touristes aussi dans la vieille ville comme je n’en avais pas vu jusqu’à présent. Mais une ville qui ne manque pas de charme malgré tout avec le lac Ho Hoan Kiem en plein centre, rendez-vous des pratiquants de Tai-chi, des promeneurs venus chercher un peu de fraicheur et des adeptes de musculation qui y ont installé leurs appareils de torture! Quelques musées dont celui de Ho Chi Minh qui présente des carcasses calcinées de B52 et autres chasseurs américains, le musée des Beaux Arts assez pauvre mais qui présente des laques vietnamiennes très intéressantes. Quand je suis passé au temple de la littérature, temple confucéen datant du XIe siècle et consacré à la diffusion du savoir du philosophe, le parc était bondé d’étudiants venus prendre des photos en toge pour immortaliser leur diplomation.
Une des spécialités de la ville est la »bia hoi », littéralement bière fraîche. Ell est brassée le jour même et est peu alcoolisée et peu chère. Des centaines de bars de rue en proposent et le soir les trottoirs se couvrent de terrasses improvisées sur des petites chaises en plastique pour accueillir les nombreux amateurs. C’est dans l’un de ces nombreux bars de quartier que j’ai fait connaissance avec un ancien combattant qui y vient trois fois par jour, déguster sa petite bière avec ses copains. L’occasion de discuter longuement et de faire connaissance avec toute sa gagne. J’y ai passé plusieurs belles soirées.
Il y a une voie de chemin de fer qui traverse la ville et qui voit passer un train deux fois par jour. La voie est tellement étroite que le train frôle les immeubles des deux côtés. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir passer mais il suffit de se promener sur cette »track » pour imaginer le passage du train!

t’as gouté? et le saucifflard, c’est du chat?
Je parie que c’est des pékinois qu’ils mangent!